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Peter Brook

 

« Je n'ai jamais cru en une vérité unique. Qu'il s'agisse de la mienne ou de celle des autres. Je crois que toutes les écoles, toutes les théories peuvent être utiles en un certain lieu, en un temps donné. Mais je crois qu'on ne peut vivre qu'en s'identifiant passionnément, et, absolument, à un point de vue.
Toutefois, le temps passant, à mesure que nous changeons, que le monde change, les objectifs varient et le point de vue se déplace. Si je considère les essais que j'ai écrits, les idées émises en maints endroits, une chose me frappe: une certaine continuité. Pour qu'un point de vue soit d'une quelconque utilité, il faut s'y consacrer totalement, il faut le défendre jusqu'à la mort. Pourtant, en même temps, une petite voix intérieure murmure : " hold on hightly, let go lightly". »
 

Extrait du livre Points de suspension de Peter Brook, Éditions du Seuil.

 

 

Peter Brook est né à Londres en 1925. Tout au long de sa carrière, il s’est distingué dans différents genres : théâtre, opéra, cinéma et écriture.
 

Il met en scène de nombreux textes, principalement de Shakespeare pour la Royal Shakespeare Company, tels que Peine d’amour perdu (1946), Mesure pour Mesure (1950), Titus Andronicus (1955), Le Roi Lear (1962), Marat/Sade (1964), Le Songe d’une nuit d’été (1970) et Antoine et Cléopâtre (1978).
 

À Paris, en 1971, Peter Brook fonde le Centre International de Recherche Théâtrale (CIRT), lequel devient, lors de l’ouverture des Bouffes du Nord, le Centre International de Créations Théâtrales (CICT). Ses productions se remarquent par leurs aspects iconoclastes et leur envergure internationale : Timon d’Athènes (1974), Les Iks (1975), Ubu aux Bouffes (1977), Mesure pour Mesure (1978) La Conférence des oiseaux (1979), L’Os (1979), Le Mahabharata (1985), La Cerisaie (1989), Woza Albert ! (1989), La Tempête (1990), L’Homme Qui (1993), Qui est là (1995), Oh ! Les Beaux Jours (1995), Je suis un Phénomène (1998), Le Costume (1999), La Tragédie d’Hamlet (2000), Far Away (2002), La Mort de Krishna (2002), Ta main dans la mienne (2003), Tierno Bokar (2004), Le Grand Inquisiteur (2005), Sizwe Banzi est mort (2006), Fragments de Samuel Beckett (2007), Eleven and Twelve d’après Amadou Hampaté Ba (2009) et The Suit (version en anglais et musicale du Costume, 2012).
 

Il dirige plusieurs opéras : La Bohème (1948), Boris Godounov (1948), Les Olympes (1949), Salomé (1949) et Les Noces de Figaro (1949) au Covent Garden de Londres (Royaume-Uni), Faust (1953), Eugène Onéguine (1957) au Métropolitain de New York (Etats-Unis), La Tragédie de Carmen (1981) et Impressions de Pelléas (1992) au Théâtre des Bouffes du Nord et Don Giovanni (1998) pour le Festival d’Aix-en-Provence.
 

Avec Marie-Hélène Estienne et Franck Krawczyk, il crée Une Flûte enchantée d’après Mozart et Schikaneder au Théâtre des Bouffes du Nord dans le cadre du Festival d’Automne à Paris (2010) et The Valley of Astonishment (2013), puis Battlefield (2015), toujours au Théâtre des Bouffes du Nord.
 

Ses principaux livres sont L’Espace vide (1968), Points de Suspension (1987), Le Diable c’est l’Ennui (1991), Avec Shakespeare (1998), Oublier le Temps (2003), Avec Grotowski (2009) et La Qualité du pardon (2014).
 

Peter Brook est aussi réalisateur de Moderato Cantabile (1959), Sa Majesté des Mouches (1963), Marat/Sade (1967), Le Roi Lear (1969), Rencontres avec des hommes remarquables (1976), Le Mahabharata (1989) et The Tragedy of Hamlet (2002).

Site officiel : www.newspeterbrook.com